In Memoriam

5 mai 2014 Adieu Camy ! Poème de son fils pour l' anniversaire 2020

    Un certain nombre d’entre nous se souviennent d’André Camy. Après avoir longtemps joué avec – et contre - Battita, Maïs, Roger Mariaud, disparus comme lui aujourd’hui, il venait régulièrement voir et encourager les pelotaris le samedi après-midi au stade Dufès, en compagnie de son ami Maïs. C’est avec beaucoup de plaisir et d’émotion que nous publions le poème que son fils Jean-Jacques a écrit à l’occasion de son anniversaire, avec quelques photos souvenirs.

André

 

Il avait les yeux clairs,

Et des petits plis de malice

Qui faisaient le regard complice.

Il fêtait son anniversaire.

 

C’était un taiseux qui disait,

En me congédiant, sans plus

De manière : « bon, je te retiens plus,

Je t’ai tout dit, tu peux y aller ».

 

Sportif, athlète raffiné,

Épris de beauté et d’harmonie,

Maniant la pala au trinquet,

Avec Battita, Roger, Maïs, ses basques amis.

 

Il composait des tableaux

En plein soleil, brûlant le bois

Avec sa loupe, toujours bronzé,

Bien avant l’été.

 

Il bricolait et réparait l’improbable,

De sa bienveillante bonté.

Il m’a offert la liberté,

Et je lui en suis redevable.

 

Il avait bourlingué,

A une période passée,

Caressé l’Indochine et débarqué

À Port Saïd ; mais jamais il n’en parlait.

Le dimanche, quand je le visitais,

Derrière les rideaux, il me guettait.

Dans le frigo, des gâteaux qu’il m’offrait,

Pour dire qu’il m’aimait.

 

Et son visage s’illuminait,

Quand il te voyait, ma tendre amie.

Je t’aime et il t’aimait.

D’emblée, il t’avait adoptée.

 

Les mois, les années ont passés ;

Tu me manques, André.

 

Jean-Jacques Camy

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28 novembre 2019 Adieu Battita

VilleurbanneBattita 1
Marie-Josée, Dominique, Jean-Jacques ses enfants
 ainsi que leur conjoint, tous ses petits-enfants,
 parents et amis ont la douleur de vous faire part du décès de
Monsieur Jean-Baptiste INCHAUSPE
survenu à l'âge de 93 ans.
Recueillement à la chambre funéraire de
Villeurbanne le 28 novembre à neuf heures.
L'inhumation aura lieu dans l'intimité familiale.

 

ADIEU BATTITA

Comme l’indique cet avis publié dans le Progrès du mercredi 28 novembre, notre ami et doyen de la section de pelote Battita Inchauspé nous a quittés brusquement le lundi précédent, après avoir lutté des années contre la maladie. Quelques jours auparavant il confiait à un visiteur qu’il comptait bien faire un tour au fronton dès les premiers beaux jours. Le destin en a décidé autrement.
Depuis son enfance, la pelote était sa passion. Comme il le raconte dans son interview dans le livre L’ASVEL, 70 ans de passion, professionnel de main nue à 17 ans, il a battu les plus grands avant de devoir arrêter à cause du « clou », une lésion de la main. A 31 ans il a rejoint Villeurbanne pour trouver du travail, et il a découvert le fronton du stade Dufès, où ses mains prolongées d’une pala ont fait beaucoup de dégâts parmi ses adversaires. Dans le petit groupe qui sévissait encore au début des années 2000, chacun savait qu’il valait mieux ne pas laisser traîner la pelote dans ses environs sous peine de se prendre un point. La sanction était immédiate. Il aimait raconter des épisodes de sa vie aventureuse et, ça tombe bien, on adorait l’écouter. Avec Maïs, Roger Mariaud, André Camy, il fait partie des Grands Anciens de la pelote Villeurbannaise, qui resteront toujours dans nos cœurs.

 

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Battita intervierw

 

Battita pelote

 

2009 Adieu Maïs

Mais

Jules Maïsterrena dit « Maïs » était un pilier du fronton qu’il avait vu ériger sur le stade Dufès, en 1950, à l’initiative de Gérard Ducourneau le président – basque – de l’ASCEM. Il y a joué à la main nue, puis à la pala de nombreuses années. Sur un programme de la Fête annuelle de l’ASCEM du 26 juin 1955 on annonce : « Pelote Basque : partie (à palita) MM.Aycaguer-Cariat/Maïsterrena-Clot, suivie (à main nue) d’une démonstration exécutée par 4 abbés basques.

Après qu’un accident cardiaque l’a privé du plaisir de jouer, il est resté un fidèle adhérent, ne manquant jamais une partie du samedi après-midi, assis à côté de son ami Cami, avec son tee-shirt aux couleurs d’Arcangues et à l’effigie de Luis Mariano, pour dispenser les encouragements et les félicitations devant les belles phases de jeu. Nous avons encore dans l’oreille ses « Bien Péco !...Bien Jean-Paul ! ». A la fête annuelle du fronton, à la fin juin, il était le premier arrivé pour préparer les tables, les chaises, apportant quelques packs de bière pour trinquer.
Lorsque Villeurbanne a été choisie pour organiser le championnat de ligue PACA en 2005, il était à la fois inquiet à l’idée que notre modeste terrain ne soit pas à la hauteur de l’événement, et heureux que son fronton ait l’honneur d’une telle manifestation. Quand il a remis les médailles aux vainqueurs, c’est un morceau de Pays Basque qui s’est retrouvé sur la cancha du stade Dufès. On n’ose imaginer sa réaction s’il avait pu voir le magnifique fronton de Saint Jean ! Hélas, il nous a quitté en 2009, après une année difficile faite d’opérations et de rechutes. Mais il reste présent dans l’esprit de tous ceux qui l’ont connu. Avec Roger Mariaud et André Cami, il est un membre perpétuel de la section de pelote de Villeurbanne.

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Date de dernière mise à jour : 16/05/2020